Thés BAMP !

mercredi 19 décembre 2012

Le don d'ovocytes



Eh bien, nous ne sommes pas sorties de l'auberge !!!!!
Voilà, nous sommes allés Chéri, Nana, Le monsieur du couple de ses amis qui ont déjà fait 4 fiv et moi, à la conférence des jeudi de la santé organisé par le CHU.

Je ne referais pas de compte rendu, car Nana à très bien fait cela, allez voir sur son blog.
Elle a prit des notes et elle a tout bien retranscrit.

Juste donner mes impression émotionnelles, intellectuelles, militantes.
Le service gynécologie-obstétrique du CHU a mis en place la possibilité du don d'ovocyte depuis cette année 2012. Oui, je dis la possibilité, car la réalisation c'est autre chose.

Ils ont rencontré environs 30 donneuses potentielles, mais seules 5 donneuses ont été retenues.
5 donneuses !!!!
Pour des centaines de couples en attente.
Moyenne d'âge des donneuses 35 ans, donc des taux de réussite d'une grossesse et d'un bébé, plus que réduites. Partage des ovocytes d'une donneuse, entre plusieurs "accueillantes". Donc si échec, tu dois retourner au bout de la liste et attendre qu'une nouvelle potentielle donneuse fasse son apparition. Je crois me souvenir d'un délai de 2 ans d'attente. Pour l'instant pas de moyens supplémentaires, donc les délais pour les fiv ordinaire étant terriblement long dans ce centre, je me demande comment ils vont gérer l'augmentation de leur activité avec le don d'ovocyte. La biologiste répondra à ma question, en disant avec un petit sourire entendu : "la direction du CHU doit nous octroyer des moyens supplémentaires", DOIS donc ce n'est pas fait.  

Nous étions très peu, majorité de "gens" du CHU, une des médecins qui présentait est la femme qui m'a fait la césarienne, l'autre celle qui m'avait fait mon unique ponction blanche !! La biologiste que nous avions rencontré au tout début en 2010 pour les fiv. Heureusement, le médecin Fiv n'est pas là. Mais malheureusement, il arrive un peu avant que cela commence et là comment dire, je ne me sens pas bien, je n'ai pas envie de le voir, il se met juste devant nous, je l'évite du regard car cela remue trop de mauvaises choses. J'ai de mauvaises pensées...
La psychologue qui n'est pas celle que nous avions rencontré pendant le parcours fiv, ni celle que j'ai rencontré pendant mon hospitalisation pour MAP. Ce qu'elle présente, la façon dont elle parle de tout ça me semble très bien, très en phase avec le vécu infertilité-don d'ovocyte. 
Cela donne envie de pleurer, il faut contenir les larmes.
D'avoir entendu la psychologue dire comment elle travaillait avec les couples en demandes de don d'ovocyte, j'ai pris conscience que nous n'avons pas été accompagné à ce niveau là. Nous avons fait notre propre brainstorming, tous les deux, avec aussi les gens autour de nous qui avait envie d'en parler avec nous.

Je ne peux retenir mes larmes lorsque nous visionnons le film sur les 6 jours du développement d'un embryon.
Je pensais terriblement à nos petits qui ont commencés leur vie comme ça, dans une boite de pétri. A tous les petits bébés qui commencent leur vie comme ça, sous la forme de ces cellules qui se divisent. C'était très émouvant pour moi.

Lorsque j'ai demandé comment ils se positionnaient éthiquement, politiquement face à l'hypocrisie du système français face au don d'ovocyte, comparé au don d'ovocyte à l'étranger. Enfin, je n'ai pas dis : "hypocrisie", je sais être politiquement correcte et diplomate lorsqu'il le faut.
Parce que leur discours sur : "nous sommes à la pointe, mais nous conseillons aux couples d'aller à l'étranger, mais à l'étranger quand même, les donneuses sont rémunérées (genre c'est mal)". 
Moi cela me reste en travers de la gorge, envie de les mordre, de les secouer, ils sont quand mêmes acteurs de ce système, force de proposition. Non, "c'est comme ça ma bonne dame", la loi elle dit, le don d'organe c'est comme ça. Comme le dis Nana, lorsque tu donne un rein, ce n'est pas pareil que lorsque tu donne un ovocyte.....
Donc pour résumer, ils "conseillent" aux couples "pressés", "âgés", d'aller à l'étranger. Avec quand même, c'est ce que j'ai ressenti dans leurs propos, des préjugés négatifs sur le don d'ovocyte à l'étranger : "quand même à l'étranger, les donneuses sont rémunérées". Regarder la paille dans l'œil du voisin, pour ne pas voir la poutre que l'on a dans son propre œil.
C'est sûr en France, elles ne sont pas rémunérées, et donc des tas de couples souffrent, attendent, souffrent, attendent, souffrent, parce qu'il n'y a pas assez de donneuses.
Mais eux les médecins pma, ils ne semblent pas militer pour que cela change, cela ne doit pas trop les gêner les poutres dans les yeux !!

Bon j'ai quand même du être secouée par tout ça, car je suis rentrée chez moi sans mon sac à main. Cela ne m'arrive jamais, ce genre de chose. Oublié sur la chaise de la salle de conférence, nous sommes repartis dans l'autre sens, le chu était fermé. Mais Chéri-mon Héros a réussi à récupérer mon sac.

J'ai mis une affiche sur le don d'ovocyte, dans ma pharmacie. Mais je crains que cela soit une goutte d'eau dans la Mère..............on n'est pas sorties de l'auberge.


samedi 15 décembre 2012

Faire dormir nos petits



Le sommeil, ahhh le sommeil qu'elle merveille de la nature...

Avec des petits bébés à un moment tu penses que plus jamais tu ne dormira comme avant...
Et puis si, finalement au bout d'un moment, plus ou moins long, tu retrouve ton sommeil, car tes petits dorment comme des grands, tout seul et longtemps.

Je vais citer, ici la marque des petits matelas que nous avons utilisé pour les premiers mois des bébés.
Car lorsque je cherchais sur le net des informations pratiques d'utilisateurs, je ne trouvais rien.
Je voulais avoir des avis, car vu le prix des matelas (169 euros neuf) et la durée d'utilisation (4 mois maxi), il faut être sure que cela correspondra à nos besoins.
Donc, j'ai acheté (d'occasion, neuf c'était impossible avec nos ressources) deux Cocoonababy de la marque au château rouge (en anglais dans le texte, mais c'est une marque française).
Je voulais que nos bébés dorment le mieux possible et je trouvais que ces petits matelas étaient bien adapté à ce que je recherchais. 
Un petit nid douillet qui enveloppe le bébé, qui surélevé légèrement sa tête et ses jambes.
Les petits ne sont pas à plat dans un grand lit, mais ils s'enfoncent légèrement dans le cocoon. 
Ils se sentent contenus, entourés, bien au chaud dans le creux du nid.
Nos enfants ne faisaient pas de gestes intempestifs avec leurs bras, gestes qui réveillent souvent les bébés.
Ils ont dormis dedans jusqu'à leur 4 mois et demi, j'avais enlevé le boudin qui cale les petits bébés et ils étaient encore très bien dedans. 
J'ai arrêté car sur la notice, ils indiquent jusqu'à 4 mois et moins si le bébé se retourne. Mais ils étaient encore bien dedans.
Je suis satisfaite de cet investissement, car je trouve qu'ils ont bien dormi dans ces petits matelas.
Nos petits ne bougeaient pas dans les cocoons et maintenant qu'ils dorment dans leur lit à plat, ils ne bougent pas non plus.
Ils ont donc dormis dans le même lit, chacun dans son cocoon, puis chacun dans son lit avec le cocoon car ils n'avaient plus le même rythme. Maintenant, ils sont toujours dans la même chambre, chacun dans son lit avec sa turbulette à manches longues pour avoir bien chaud quand le chauffage s'éteint la nuit.
Lorsque nous avons dormis chez des gens avec les bébés, nous emportions les cocoons dans leur sac de transport.
Ceux que j'ai acheté comportent une ceinture, pour attacher le bébé au matelas. 
Nous les avons enlevées très vite, car nos bébés ne bougeaient pas, par contre, ils étaient réveillés par le scratch de la ceinture.
Concernant l'anti effet "tête plate", cela n'a pas été très concluant pour mon fils. Ma fille aucun soucis. Par contre mon fils avait le crane qui partait complétement et beaucoup en biais à l'arrière.Cela a commencé à s'estomper lorsque j'ai changé le cocoon dans lequel il dormait de sens dans le lit, donc il devait tourner la tête dans l'autre sens. Mais cela a vraiment disparu quand il a commencé à vraiment bien tenir sa tête la journée. Je lui faisait des massages, maintenant cela ne se voit plus du tout. 
Ils faut que je revende ces matelas, mais j'ai du mal à me séparer de ces choses qui ont bercés les premiers mois de vie de nos petits....
C'est comme les écharpes de portage, ils ont également beaucoup dormi dedans, les deux premiers mois, bien collé à nous.

Juillet 2012























Au début nos enfants ont aussi beaucoup dormis avec nous dans notre grand lit.
Ma fille avait besoin d'être au plus près de nous, elle a donc passée beaucoup de temps, les deux premier mois, sur le torse de son père.
Je ne sais pas comment il arrivait à dormir avec elle comme ça, mais moi, je n'y arrivais pas.

Juillet 2012


















Nous avons dormis tous les 4 ensembles pendant deux mois, puis lorsque le papa a repris le travail, il dormait tout seul en haut.
J'ai arrêté de dormir avec eux, il y a un mois, maintenant, une semaine après que ma fille ai commencé à faire ses nuits.
Je dormais avec eux, car mes enfants réclamaient le sein la nuit, c'est donc plus simple de prendre le bébé avec soi dans le lit, moins de fatigue pour tout le monde.
Tant que mon fils ne faisait pas ses nuits, j'ai souvent "dormi" avec mes deux enfants à coté de moi, soit les deux l'un à coté de l'autre, soit un à droite et l'autre à gauche.
Comme je l'ai déjà dis dans un précédent message, mon fils fait ses nuits depuis ses 3 mois et demi, tandis que ma fille a commencé à faire ses nuits pour ses 4 mois et demi.
 Même si je n'en pouvais plus de ne pas dormir, je pense avec nostalgie à ces doux moments à trois ou à deux.

Octobre 2012


















Ma fille a beaucoup dormis aussi, dans le hamac depuis toute petite, elle aime quand ça bouge. 
Alors dans le hamac s'est super, car elle est balancée. Mon fils n'aimait pas du tout au début, puis il a appris à aimer. Et maintenant il s'endort lui aussi dans le hamac. C'est pratique car vous pouvez bercer un bébé d'une main, d'un pied, tandis que de l'autre vous tenez le deuxième bébé ou que vous voguez sur le net.

Septembre 2012























Ils sont super cool, pour le sommeil, quand c'est l'heure de dormir, hop au dodo, turbulettes, bisous, lapinou de Nana, étoiles au plafond (la nuit), bisous. La journée c'est lapinou, couverture, bisous et un truc à musique qui tourne au dessus des lits.
Depuis une semaine, ils sont passés à 4 repas par jour, donc plus de dernier biberon vers 21h/22h. Le dernier repas c'est vers 19 heures, donc l'heure d'aller se coucher vient très vite ensuite.
Le soir pendant le dernier change, c'est massage des bébés, ils apprécient beaucoup.

Un matin ensoleillé de décembre 2012


















Ils s'endorment dans la poussette, dans la voiture, sur le tapis d'éveil, dans leur transat, mais surtout ce qui reste quand même le summum, c'est de s'endormir dans les bras de quelqu'un. Surtout avec les papi et mamie qui ne les voient pas souvent et qui garde longtemps les bébés dans leur bras, alors au bout d'un moment, ils finissent par s'endormir dans les bras.

D'ailleurs je vais aller me coucher...........bonnes nuits à tous. Que vos rêves soient doux.




mardi 4 décembre 2012

Mon calme et Ma tempête



Pour vous parler d'eux un peu.

Déjà de grands bébés, 5 mois hier, le 3 décembre.

Mon J1, alias "le bébé du bas", alias "le petit garçon", mon fils Gabriel. 
Dans mon ventre il ne bougeait pas beaucoup, il avait de temps en temps le hoquet. Une fois né, il tétait doucement et lentement, il continue pareil maintenant.
Quand il était plus petit, il n'aimait pas trop qu'on le "gigote". Maintenant, il aime bien quand même faire la fusée.
Il est très souriant comme bébé, cherchant du regard le visage à qui il pourrait sourire. Les trois premier mois, il n'était pas dans cette interaction là.
Il s'est vite installé dans un rythme régulier, téter, faire caca, faire des gazouillis, dormir, téter, faire caca......
Il dort des nuits complétes entre de 10 et 12 heures depuis deux mois déjà !! Il fait des sourires à chacun de ses réveils.
Il a vite compris comment utiliser ses doigts pour les mettre dans sa bouche.
C'est un observateur, il regarde les gens, sa main, ses jouets, sa sœur, ses parents, les arbres.
Depuis quelques jours il prend son pied droit avec sa main droite sur la table à langer.
Il tente de tenir son biberon depuis un bon moment maintenant, il y arrive souvent.
A un moment, il s'est mis à murmurer une petite litanie pour calmer sa sœur quand elle pleure à côté de lui  : "hummmmmmmmhhhhhhhhuuuuuuuuuuuuuuuummmmmmmmmmmmm". Pour calmer sa sœur, pour se calmer lui ????
Il "cause" beaucoup aussi depuis deux mois, il expérimente les sons avec les doigts dans la bouche et sans. Il est très "AAAAAmmmmmeeeeeeuuuuuuuuuhhh", quand sa sœur est plus "Aaaaaaaaarrrrrrrrrrrrreeeeeeeeeuuuuuhhhhhhh".
Il tente de se redresser lorsqu'il est assis.
Il continue a réclamer le sein en journée.
Il sait être tempétueux, surtout lorsque le repas tarde à venir.


Novembre 2012, sieste sur la terrasse























Ma J2, alias "le bébé du haut", alias "la petite fille", ma fille Louise.
Dans mon ventre elle bougeait beaucoup. Les échographies étaient mouvementées avec elle, difficile de fixer une image. Elle appuyait en haut à droite sous mes côtes  j'appuyais dans l'autre sens pour tenter de réduire la douleur. Mon muscle est encore sensible à cet endroit.
Elle tête vite et fort, et c'est toujours pareil maintenant.
Elle a très vite été en interaction avec nous, d'ailleurs elle est ACTIONS !
Elle est très tonique, elle poussait sur ses jambes alors qu'elle était toute petite. Elle adorait être "secouée" dans nos bras, danser avec elle, faire la fusée, plus ça bouge plus elle aime. A un mois et demi son père l'a faissait glisser à toute vitesse sur la table du salon pour sa plus grande joie. Elle gigote dans tous les sens, les bras, les jambes, elle se tourne.
Elle a beaucoup dormi sur le torse de son père les deux premiers mois, puis dans mon lit auprès de moi pour téter souvent la nuit.
Elle dort des nuits complètes -ENFIN- depuis deux semaines, 10/12 heures comme son frère. Mais il y a quand même des nuits comme avant, elle cris ou se réveille carrément à différents moments de la nuit.
Elle dort mieux la nuit depuis qu'elle s'est mise à refuser le sein en journée.
Longtemps elle s'est réveillée en "chouinant", moins maintenant qu'elle dort mieux. Ce matin d'ailleurs, elle s'est réveillée en gazouillant.
Elle "râle" souvent soit parce qu'il n'y a pas assez d'actions, soit parce qu'elle "chouine" pour "chouiner" (non ne faite il y a toujours une raison, mais les parents des fois, ils ne trouvent pas la raison).
Ma fille retire en trois secondes les chaussettes et surtout les chaussons, que vous venez de passer trois minutes à lui mettre. 
Elle sait être calme, lorsqu'elle va bientôt s'endormir ou qu'elle joue avec ses bidules au dessus du transat, ou  quand elle est calme dans nos bras pour une séance câlins.

Novembre 2012, chacun ses lunettes roses, données à la maternité























Ils aiment beaucoup lorsqu'on leur chante des chansons, lorsque l'on fait les clowns, les marionnettes, les balades en voitures, en poussettes. 
Au début, ils râlaient lorsque la voiture s'arrêtait au stop ou au feu rouge.
Ils ont très tôt compris que la pose du bavoir autour de leur cou voulait dire : "manger".
Ils ont vite compris que s'allonger sur la table à langer ce n'est pas pareil que s'allonger pour dormir, ou sur le tapis d'éveil. Lorsque vous les mettez sur la table à langer, ils se calment, retrouvent leur sourire, ils aiment beaucoup ne plus avoir de couche.
Ils aiment faire la sieste dehors, s'endormir en écoutant le vent dans les arbres, regarder les  branches bouger. 
Attraper leur jouets tout doux sur le tapis d'éveil
Depuis trois semaines ils mangent sans problème à la petite cuillère, de la compote (pommes, pommes/myrtilles, pommes/pruneaux, pommes/bananes, carottes).
Ils aiment toujours s'endormir sur les gens.
Ils ont les ongles qui poussent plus vite que je ne peux les couper.
Ils se font donc régulièrement de belles estafilades sur le nez, les joues, les paupières, etc..
Ils se sont découvert l'un l'autre, il y a deux mois. Ils se regardent, se font de longs discours, ils se prennent les mains, les oreilles, les bavoirs.
Ils tètent les seins de leur mère, tous les matins au réveil, puis dans le journée pour mon fils, ma fille ne veut plus téter la journée.
Les gouters se prennent dans les chaises hautes depuis trois semaines aussi.
Ils ne dorment plus dans leur cocoon depuis mi-novembre.
Ils sont très demandeurs de relations, de contacts avec les grands qui les entourent.
Là ils viennent de s'endormir tous les deux sur le tapis d'éveil.




jeudi 29 novembre 2012

Vivre en tribu


Bon les mathématiques et moi, cela n'a jamais été le grand amour, j'aurai bien aimé, mais eux non pas acceptés.
 
Dans les configuration "classique" une grossesse= un bébé =quatre bras (si nous ne sommes pas dans la configuration d'un seul parent vivant avec le bébé), pour s'occuper du bébé.
Dans la configuration "jumeaux et plus (je n'ose même pas imaginer à partir de 3 bébés pourtant il y en a qui le vivent)", donc pour nous cela a donné, une grossesse= deux bébés = quatre bras (soit deux paires, vous suivez parce que des fois je dis "bras" et des fois je dis "paires de bras", alors même moi, je m'embrouille) pour s'occuper des bébés. Enfin au tout début, il y avait aussi les bras des sages-femmes de l'hopital, puis ceux de ma copine Véro la première semaine après notre sortie.

L'équation un bébé= deux paires de bras, n'augmente pas avec l'augmentation du nombre de bébé (2bébés=4quatres paires de bras maternant ???).
J'ai du vraiment louper un truc en cour de math.

Je reprends :

Un bébé = deux paires de bras maternants (qui peuvent être ceux de la mère, du père, ou tout autre personne maternante).
Deux bébés = deux paires de bras maternants (si comme beaucoup de monde vous vivez en couple restreint au papa et à la maman). 
Mince cela n'augmente toujours pas ! Y un truc qui cloche.

Deux bébés et un papa qui travaille = une seule paire de bras maternants. 
Alors là c'est carrément le bazar dans mes calculs, parce que deux bébés et une seule paire de bras maternants, il faut sacrément avoir le sens du jonglage pour tenir le challenge. 
Mais j'aime les challenges surtout de cette nature !! J'aime bien aussi le jonglage. 
Le but étant que les petits soient le mieux possible. 
Alors tu développes des compétences ignorées jusqu'à lors avec d'autres parties de ton corps. Comme tenir un biberon entre ton menton et ton cou alors qu'il est dans la bouche du bébé1, pendant que tu redresse bébé2 avec tes mains libre, ou tu utilise tes pieds pour balancer le transat de bébé2, pendant que tu porte bébé1. Tu ouvres une bouteille d'eau de source pour faire le biberon, parce que tu n'as pas pensé à l'ouvrir avant que les bébés aient faim (ensuite tu l'ouvrira avant), en bloquant la bouteille entre tes jambes et en utilisant ta main gauche, parce que de la droite tu tiens fermement un bébé hurlant de faim.

Alors quand les grands-parents sont venus passer du temps à la maison pour la première fois, c'était au mois d'aout (cela me parait tellement loin). D'un coup, vous vous trouvez avec deux bras ballants (quatre si on compte ceux du papa), car vous venez de poser le premier bébé dans les bras de son papi et le deuxième bébé dans les bras de sa mamie. Cela m'a fait tout drôle sur le moment de retrouver mes bras pour faire autre chose que de porter, câliner, endormir, alimenter, promener mes bébés.

Pendant les dernières vacances scolaires, mes deux soeurs, et mes trois "petits neveux" sont venus en vacances à la maison.
Ma grande Mathilde de 12 ans, Mon Arthur de 9 ans et Mon petit Ronan de 5 ans.
Je me disais : "toutes ces paires de bras, cela va me soulager un peu, je vais pouvoir faire des trucs super intéressants comme passer l'aspirateur, me brosser les cheveux, ranger les tous petits habits de 2 et 3 mois qui trainent dans la chambre, sortir les grands habits de 6 mois, essayer mes pantalons pour trouver quelque chose que je puisse porter sans le perdre, arroser mes plantes, etc....."
6 paires de bras, 7 avec le papa, 8 avec l'arrivée de Véro le vendredi....















Vivre en tribu c'est dingue comment cela change la vie.
Les enfants peuvent s'occuper des bébés, les tatas peuvent s'occuper des bébés, les papis et les mamies peuvent s'occuper des bébés.
Ou alors autre option, tu t'occupe de tes bébés avec l'aide de certains bras aimants disponibles et les tatas te font à manger, les mamies te font le ménage, les papis font le jardinage, les enfants chantent des chansons à tes bébés, les enfants donnent le biberons aux bébés, les enfants jouent avec les bébés.

Je le savais qu'ils seraient capable de les porter, de leur donner le biberon, de jouer avec eux, de les câliner, de les sortir du lit, de ramasser le jouet tombé du transat, j'avais hâte qu'ils puissent partager tous ces moments.
C'est pratique les grands enfants pour s'occuper des petits bébés !!
C'est le principe des tribus, les plus grands s'occupent des plus petits, cela descend en cascade d'une génération à l'autre.


















Donc tout le monde a porté, câliné, alimenté les bébés.
Sauf que tout ce monde, qui répond au quart de tour aux demandes des bébés cela donne des bébés dont le niveau d'exigences réactionnelle-maternelle qui augmente. Mais une fois que la troupe est partie, et que maman se retrouve toute seule, il faut que les bébés réapprennent à patienter. Ils réapprennent vite, ils sont formidables ces bébés ! C'est quand qu'ils reviennent les cousins ??






















jeudi 22 novembre 2012

Etre mère



Avoir des enfants, Être mère.






















Avant, dans mes périodes sombres, avant d'être mère, avant d'être enceinte, quand j'étais dans mes phases "d'aigritude-car non mère", et confrontée à l'infertilité, je me disais parfois : "elles exagèrent les filles qui ont déjà des enfants et qui pleurnichent de ne pas en avoir d'autre".
Qui "pleurnichent" c'est très péjoratifs dans ma bouche, voir méchant. Elles ont bien le droit de pleurnicher sur ce manque d'un autre enfant.

Maintenant que j'ai des enfants, j'aimerais en avoir d'autres, ou en avoir eu d'autres !!!
Oui, vous avez bien lu, j'aimerais en avoir d'autres, pas que mes petits de 5 mois ne me "conviennent" pas. Au contraire, je les adore, je peux difficilement rester loin d'eux plus de 2 heures. Je suis comblée.

Je ne pleurniche pas sur mon sort qui est très heureux, mais mon cœur se serre parfois, quand je pense au temps d'avant, tout ce temps sans enfant, alors que je voulais vivre ça depuis si longtemps.
Je savais depuis des années, voir ici par exemple, que je voulais être mère, que je savais être mère, que je pouvais être mère.
Maintenant que je le suis, je constate, "que oui, j'aime ça être mère", je me sens à ma place, bien dans mon rôle.





















Si je l'avais été depuis si longtemps, j'aurais donc "pleins" d'enfants.
Je ne sais pas combien, mais je sens bien dans moi, que si j'étais plus jeune, je serai de nouveau enceinte pour donner un petit frère ou une petite sœur à mes deux bébés d'amour.
Mais là mon coeur se serre, car je pense que je n'aurai pas d'autre enfant et je trouve ça triste.
Tout ce temps "perdu", sans pouvoir faire et avoir des enfants, cela me fait mal au coeur.
Je regrette mes 20 ans, mes 30 ans, mes 40 ans sans enfants.


Je me demande encore comment j'ai pu vivre aussi longtemps sans enfant.

Aujourd'hui je suis l'heureuse maman de DEUX bébés d'amour de bientôt 5 mois. 
Je considère, qu'à mon âge, j'ai vraiment beaucoup de chance d'avoir mis au monde deux bébés pour une seule grossesse.






















Je suis terriblement émue par leur présence dans ma vie.
Et je sais maintenant que des enfants j'en aurais eu plusieurs, si je n'avais pas été infertile. 
Je me prends, parfois à rêver d'une nouvelle grossesse -idyllique, sereine, sans soucis aucun-, pour voir arriver dans notre vie encore d'autres bébés.
Mais je suis trop "vieille", il est trop tard, je ne peux pas, je ne peux plus me lancer dans les démarches qu'exigent l'infertilité pour pouvoir voir pousser un nouveau bébé dans mon ventre. 


















C'est dingue ce truc, comme un besoin, une drogue. 
D'être mère et d'avoir des enfants encore.

Vous pouvez maintenant, me traiter de "pleurnicheuse". 

P.S. : hier j'ai rendu MON tire-lait, que je n'utilisais plus depuis 2 mois bien que je poursuive l'allaitement.
J'ai eu du mal à le voir partir, un des attributs de ma maternité. 
Je l'aimais beaucoup mon tire-lait à double pompage.
Je suis complétement neu-neu, hein !!
J'ai quand même gardé les ustensiles qui allaient avec.
Vous pouvez vous moquer..............mais je n'ai pas pleuré.







samedi 17 novembre 2012

Cette année



Mon safran a une saveur vraiment très douce.
Cette fleurs magique, le crocus sativus, du mois de novembre, qui nous apporte cette épice.
Les trois bulbes plantés il y a deux ans déjà, m'ont donné une dizaine de fleurs cette semaine.
Cette année, je peux partager la magie, la beauté de la nature avec mes enfants.
Et ça, c'est juste beau et magique.




























mercredi 31 octobre 2012

Il y a 1 an, si on m'avait dit


















Il y a un an, si on m'avait dit :
"Tu sais le 1er novembre 2012, tu auras dans ta vie deux adorables bébés âgés de 4 mois".


Je ne l'aurai pas cru possible, l'hyperthyroïdie, l'adénomyose, mes anti-corps bizarroïdes mis à jour trois mois avant, le premier échec du don au mois de mai, mon infertilité envahissante, mon âge......











Comme nous toutes je l'espérais, je le rêvais, mais je me considérais si loin de ce possible avenir.

Pourtant nous étions là, marchant dans ce doux pays, mettant en œuvre ce que l'on pouvait pour donner une chance à nos désirs d'être parents.












 
"Il y a un an", je recevais au creux de mon utérus, deux microscopiques Poussières d'Humanités. A l'époque je disais ça.
Deux petites bulles d'humain, pas encore blastocystes à pourtant 5 jours d'existence.
Le médecin Tchèque était pessimiste sur nos chances de réussite :"pas satisfait de la qualité, pas de blastocyste, développement trop lent, en mettre trois si vous voulez, ne pas payer cette tentative, revenir une autre fois". 
Chéri était désespéré par l'annonce pessimiste du médecin. 
Moi, je me disais :"si cela ne fonctionne pas on pourras revenir une troisième fois. Et puis tant que la prise de sang n'est pas faite, tout est possible".












Étrangement, j'étais optimiste.
Étrangement mon attente avant la prise de sang a été sereine.
Étrangement, j'ai eu du mal à croire que le taux "énorme" que je lisais sur la feuille du labo, était bien à moi.

Étrange comme un escargot volant !
Un an, une année, 365 jours, rien au regard de mes quarante et une années de vie. 
Si peu de temps, pourtant attendu depuis si longtemps. 
Il s'est passé tellement de choses pendant cette année écoulée.
Un transfert d'embryons dans un pays lointain, une prise de sang très positive, puis une autre, taux qui grimpent en flèche, encore une et une quatrième. 
Des piqures, beaucoup de piqures, je les avais oubliées celles-là !


Comme quoi, on oublie vite les mauvaises choses





















Une échographie à Paris, le lendemain de la prise de sang positive, qui montrera deux têtes d'épingles, nos deux embryons sont là dans mon utérus. 
Des dizaines d'échographies pour comprendre d'où viennent les saignements et voir si les embryons évoluent bien.

Décembre 2011, ils sont toujours  là tout va bien pour eux

















J'ai été enceinte pendant 37 semaines et 5 jours, une période difficile, que j'aurai aimé vivre autrement.
Pouvoir "profiter" de ces mois.
Mais trop de saignements dans les trois premiers mois.
Puis trop de contractions dans les mois suivants.
Allongée pendant tous ces mois, peur de les perdre.
Puis une hospitalisation pendant deux mois, alors que nos petits n'avaient que 24 semaines, col trop court. Peur de les perdre.
Trop tôt pour naitre en bonne santé.


Ma fille qui pousse sous mes côtes du côté droit


Mon fils en bas du côté gauche


































   

Puis un mois de juin, qui m'a vu gonfler comme une baudruche pleine d'eau, ne plus pouvoir dormir, ne plus pouvoir s'habiller seule, ne plus pouvoir bouger, ne plus pouvoir manger, trop de contractions.
Une césarienne, le 3 juillet 2012, le moment le moins douloureux de ma grossesse !! La morphine c'est efficace pour supprimer les douleurs !



3 juillet 2012, Gabriel et Louise

















Aujourd'hui, 1er novembre 2012, ils sont là, en très bonne santé.
Nos deux petits bébés âgés de 4 mois.
Cela me parait toujours aussi incroyable, mais maintenant je profite -ENFIN-.
Je vis ma vie de maman pour de vrai, avec mes enfants à nous. 
C'est intense, jours-nuits, mais j'aime tellement ça.
Bon si ma fille pouvait dormir comme son frère, 11 heures par nuit, cela serait PARFAIT.

Nous sommes aujourd'hui, grâce au don des ovocytes d'une jeune femme et aux spermatozoïdes de Chéri ; nous sommes devenus des parents dans la vraie vie, pas seulement la vie rêvée.
Et pourtant, il y a un an de ça, cela nous semblait tellement impossible, inaccessible, irréalisable. 
Et pourtant, aujourd'hui nos enfants sont là.




Le chemin a été vraiment long et douloureux, mais depuis le 3 juillet 2012, il s'est ouvert sur deux nouvelles petites vies qui illuminent nos jours et aussi nos nuits (merci ma fille, je t'aime !!). 
Je suis heureuse et ça fait du bien....................... 
J'espère maintenant qu'ils vont être heureux eux aussi avec la vie et l'amour que nous leur proposons. 
Pour le moment ça à l'air d'aller...


Je suis en amour avec nos bébés.

Il y a un an j'espérais ardemment pouvoir vivre ça un jour. 
Grâce à "il y a un an" nous pouvons le vivre. Une belle histoire.
Avec Chéri, on se dit encore que nous revenons de loin, mais que maintenant on est vraiment bien. 
Ces derniers jours nous avons beaucoup parlé de notre voyage de l'année dernière. 
Un voyage qui, aujourd'hui peut être fêté comme un anniversaire de quelque chose d'heureux. Une date qui est maintenant importante pour nous, dans notre histoire à tous les quatre.



















A toutes et à tous, 
je vous souhaite de merveilleux "il y a un an".



Edit du 2 novembre : hier soir, nous avons regardé les films que nous avons fait pendant notre voyage. Chéri m'a également rappelé que nous étions partis en pensant qu'il n'y aurai pas de transfert. Car deux jours avant notre départ, j'avais fait une échographie pour voir la taille de mon endomètre. Il avait diminué en une semaine !! Nous pensions donc y aller, mais sans faire de transfert, juste le mélange des gamètes et nous serions revenu une autre fois pour un transfert. Mais finalement, c'est le Con de médecin pma ici qui s'était trompé. Car une fois en République Tchèque, le médecin a tout de suite dit que c'était bon, lors de l'échographie de contrôle. Nous étions donc repartis pour une tentative complète........






jeudi 25 octobre 2012

Planter des arbres


Pour ceux et celles qui suivent l'histoire d'une poussière dans le vent, vous savez qu'en mai 2011 lors de notre premier voyage en République Tchèque, pour recevoir un don d'ovocyte, nous avions rapporté des graines d'arbre.
Petites graines plantées, qui ont toutes donné un arbuste. Voir ici et ici aussi.
Avant de repartir, en octobre 2011, les petits arbustes ont été planté en terre.
Chez nous, et chez les grands-parents paternel.
Ces petits arbres sont des Charmes.
Nous en avons gardé deux en pot, sur la terrasse.
Et au mois de septembre 2012, ils donnaient ça.



Ce week-end, première visite des petits chez leurs grands-parents paternel.
Le petit Charme planté en terre fin 2011, fait bien 2 mètres de haut.
Un autre arbre planté pour la naissance pousse chez papi.
Et pour l'occasion de cette première visite, Papi a planté un chataignier, sous l'oeil attentif de Gabriel.
Louise dormait à ce moment là.


















Comme beaucoup d'enfants, ils sont fascinés par les arbres lors des balades en poussettes où pendant les siestes dehors. 
Regarder les branches et les feuilles bouger, écouter le bruit du vent qui passe dans les arbres. 
Mes enfants aiment les arbres et j'aime qu'ils aiment !!
 
D'autres plantations nous attendent chez Mamie en Corrèze.









mercredi 17 octobre 2012

Habiller nos petits



Pendant la grossesse nous n'avions acheté aucun vêtements.
D'une part, parce qu'on nous avait donné des cartons de fringues, allant de la naissance à un an.
Et d'autre part, parce que nous avions peur que cela nous porte la poisse. 
D'un point de vue plus rationnel, l'hospitalisation pour M.A.P. pendant deux mois ne nous laissait pas la possibilité de rêver sur telle ou telle petites fringues. Nous rêvions juste que nos bébés naissent le plus tard possible et en bonne santé.
Quel poids, quel taille feront-ils faire à leur naissance ???
Ils nageaient dans les habits naissance-1 mois.

Mi juillet 2012, ces chaussettes sont maintenant trop petites























Avant d'être hospitalisée, j'avais regardé vaguement (la peur, la poisse) que nous avions au moins 12 bodies naissance ou 1 mois et autant de pyjamas. Cela me semblait suffisant. C'est Chéri qui ensuite a assuré le nettoyage, et le sac avec les fringues le jour de la naissance. Pendant les premières semaines de vie, je pensais que nos petits seraient très bien en pyjamas. Je ne voulais pas investir dans des vêtements neufs, à l'allure ou grandissent les bébés, cela me semblait juste ne servir à rien.

Un fois nos petits nés, Chéri a du aller acheter des bodies supplémentaires, car entre les caca qui débordent, les régurgitations, nous sommes très vite arrivé aux limites de notre stock. Les pyjamas étaient tous trop grands, cela faisait comme des sacs de couchage pour nos bébés. Nous mettions des chaussettes par dessus les pieds pour tenir un peu tout ça.

Et puis en quelques semaines, les pyjamas trop grands sont parvenus à la bonne taille, puis soudain ils sont devenus trop petits !!!Concernant les tailles, certains "1 mois" (notamment la marque au bateau-petit) ont été porté jusqu'à leur 2 mois. Actuellement, certains "3 mois" sont trop petits. Donc ce qui compte, c'est vraiment de voir si cela va leur aller pendant un moment, plutôt que la taille indiquée sur l'étiquette. Cela m'a fait tout drôle la première fois où j'ai du ranger les "petits" bodies et pyjamas, pour sortir les plus grands.

Au mois d'aout 2012

Ils ont reçu en cadeaux des vêtements de grands (1 an), j'avais du mal à imaginer qu'ils rentreraient dans ces si grands habits. Mais vue la vitesse à laquelle ils poussent, je dois me faire à l'idée que bientôt ils rentreront dans le 9 mois.

Nos enfants portent des vêtements d'occasion. Car quand tu achètes un bodies 20 ou 50 centimes, y a pas photo c'est quand même mieux. Surtout avec deux bébés. Les vides greniers regorgent de fringues quasi neuves (peu portées elles aussi par d'autres bébés qui ont grandi trop vite).

Ce week-end Tata Véro, la reine des vides grenier, a apporté de la capitale les premières "chaussures" de nos enfants. 20 centimes la paires qui tombaient bien car il commence à faire froid aux pieds pendant les balades. Tata Véro qui avait il y a un mois de ça, acheté pour 6euros20, tout un tas de fringues super, pyjamas "bateau-petit" neuf mais des années 80 (une dame qui vidait les vieux stock de son ancien magasin), pulls, brassière, pantalons, blousons, couvertures polaires. Bref, les vides greniers, vont devenir mon magasin préféré. D'ailleurs ce week-end, nous sommes allés acheter des bodies, pyjamas, 6 mois.


Mon fils avec les chaussons fourrés




Ma fille avec les chaussures assorties au pull et au pantalon, 100% vide grenier




mercredi 10 octobre 2012

3 mois, déjà !!



Le temps file à une vitesse vertigineuse. 
 
Trois mois (c'était la semaine dernière) déjà que nos petits sont dans nos bras, occupent nos nuits, nos jours, nos cœurs, nos esprits, nos bras, nos lits, nos conversations.





























Trois mois est déjà tellement d'évolutions.
J'ai déjà la nostalgie de mes tous petits bébés, mais j'adore toutes les nouvelles interactions que  nous avons avec eux.
Le bavoir qui calme de suite les pleurs (ça c'est acquis depuis un bon, bon moment), les sourires et les discutions bébésques, s'allonger pour se changer ce n'est pas pareil que s'allonger pour dormir, écouter les histoires ou les chansons, regarder les gens, les choses, etc............
Attraper les petits objets qui pendouillent au dessus du transat.
Depuis quelques jours, mon fils regarde dans le transat d'à côté pour savoir qui agite la petite clochette.
























Depuis deux mois maintenant, ils boivent toujours la même quantité de lait industriel, (entre 90 et 120 ml par repas) . Ils ont pris, en un mois, 1 kilo pour mon fils et 800 grammes pour ma fille. Je suis satisfaite, car cela veut dire que ce qu'il prennent au seins est suffisant pour satisfaire leur appétits. 5 kilos 680 pour mon fils et 5 kilos 650 pour ma fille.
 


Mon fils dort des nuits complètes depuis 5 jours, couché vers 21h30-22 h, il se réveille vers 8h30. Ce matin il a même dormi jusqu'à 9h30.
Super, félicitations chaleureuses et soutenues de ses parents.
Ma fille continue ses réveils vers deux, trois heures du matin.
Elle est tendrement encouragée à dormir toute une nuit.



jeudi 4 octobre 2012

Silicone attitude























Parlons seins, les miens en l'occurence.

Enfin parlons plutôt coussinet d'allaitement, déjà "coussinet", je trouve ça nul comme nom, ça fait un peu "neu-neu", bref là n'est pas la question essentielle. L'essentiel ce sont mes nénés et leur confort en période d'allaitement.

Parce que mes nénés, ils fuient avant, pendant, après la tété. Alors si vous ne voulez pas vous retrouvez avec des tâches "immenses" (et je suis une petite productrice laitière) sur les habits, il faut s'équiper. Mais pas avec n'importe quoi, car mes nénés sont super sensibles. Pas du tout quand mes enfants les prennent à pleine bouche, mais totalement impossible de ne rien mettre entre chaque tétés.

Bon moi, je n'avais rien prévu, évidemment. Mais je peux maintenant, vous donnez un petit aperçu de mon expérience. Parce que vous passez du temps avec les fameux coussinets d'allaitement, tellement de temps, le jour, la nuit, qu'il faut vraiment trouver le matériel qui donne entière satisfaction.

Alors j'ai testé :

- les Lansinoh, envoyé par Miss Pmatomic dans le colis surprise d'avant la naissance des enfant. Ils sont emballés individuellement. En fait je ne me souviens plus trop, car c'était au tout début, il y a bientôt 3 mois maintenant et des nuits sans sommeil, sont passées sur mon cerveau. Sauf que je voulais, bien en racheter, mais Chéri, n'en a pas trouvé. Alors je me suis retrouvé avec une autre marque.

- la boite de la maternité, donnée gentiment par une gentille sage-femme. Là aussi, je ne me souviens plus trop de leur qualité, j'étais encore hospitalisée. Je crois me souvenir qu'ils n'étaient pas emballés.

- Les Tommee Teppee, emballer deux par deux. Acheté par hasard, pour voir si c'était mieux. Je cherchais de la douceur et non pas cet espèce de tissus, qui me fait plus penser à de la laine de verre qu'à un tissus extra-doux.

- Les coupelles recueil lait, qui vous font prendre trois taille de bonnet, mes seins en silicone amovible, comme je les appelle. Très pratique pour recueillir le lait, éviter les taches, mais ne peuvent pas être porté tout le temps, pour dormir par exemple, ce n'est pas pratique du tout. Et puis, les fabricants disent qu'il ne faut pas les porter tout le temps (pas plus de 40 minutes), car cela stimule trop les galactophores (canaux qui sécrètent le lait). Porter son bébé avec ces coquilles dures n'est pas agréable non plus. Mais c'est très pratique pour recueillir le lait que vous pouvez de suite faire boire à votre bébé. Attention le lait de la tété, pas le lait qui coule sur un temps indéfini. Mes bébés boivent bien à la coupelle et ça depuis tout petit.

- Carrefour premier prix par boite de 50, économique, pas emballés, mais ça gratte. C'est d'ailleurs en cours d'utilisation de ces coussinets, censés être extra-doux, que je me suis dis qu'il fallait que je trouve une autre solution. J'ai donc acheté des coupelles recueil lait, mais avec des trous pour une meilleur aération. Alors, c'est bien, mais il ne faut pas oublier qu'il y a des trous, car sinon à chaque fois que tu te baisse pour prendre ton enfant dans son transat, tu arrose copieusement, le sol, tes fringues, le transat et le bébé.

- Chéri a eu pour consigne de trouver d'autres coussinets. Il est revenu avec les Carrefour bicolores ( 30 par boite, 15 roses et 15 blancs) pour se souvenir quel sein vient d'être donné (c'est un peu gadget). Ils ne sont pas non plus emballés, mais ils sont doux, plutôt épais. Donc doux, mais ils deviennet vite lourd de lait et surtout, le bout du sein peut vite se retrouver collé sur le voile doux. Ce qui n'est pas agréable lorsqu'il faut les enlever et que vous avez oublié que ça colle.

- les Dodies, acheté à la pharmacie, car j'étais en rupture de stock et pas de courses en vue. Ils ne sont pas emballés. Mais ils sont extra doux, vraiment !!!! Tellement que je les économises. Mais le prix est à  la hauteur aussi...

- Les Nuk je ne me souviens plus, mais je n'ai pas renouvellé l'achat, c'est qu'il doit y avoir une raison.
 
- les Tigex la boite en cours d'utilisation, achetée par Chéri lors des dernières courses, emballage individuels, extra fin. Grande bande collante, pour maintenir le coussinet en place. Pas super doux, mais pas pire non plus.

- les Avent qu'une copine maman depuis 6 mois, vient de me donner. Elle vide ses vieux stock. Ils sont emballés individuellement. Une boite pour les coussinets de nuit et une boite pour les coussinets de jour ! La classe. Emballages individuels, violets pour les nuits, blancs pour les jours, emballage qui s'ouvre facilement, ce qui est gage de mise en place rapide et du temps de gagné c'est important quand tu n'a plus le temps de rien.. Ils sont pré-formés ce qui permet de les conserver en bonne forme dans le soutien-gorge. Les "nuits" sont plus épais, avec deux parties collantes pour une meilleure tenue. Je les trouvent agréables à porter.

Pour résumer, un coussinet d'allaitement ne fait pas l'autre.
Les emballages individuels c'est pratique pour les transporter. Par contre certains s'ouvrent très mal, donc perte de temps face aux bébés hurlants.
Tous revendiquent une absorption maximum, aucune fuites c'est certain. Mais je ne "fuit" pas beaucoup, une femme qui perdrait beaucoup de lait, penserait peut-être différemment.
Tous revendiquent une douceur extrême, mais non ils ne sont pas doux.

Je ne peux rien dire des coussinets lavables, en fibre de bambou, soie, etc car jamais essayé.

Mais, mais....

Miracle, la révélation, j'ai dormi sans soutien gorge, sans coussinets absorbant et surtout, surtout je n'avais pas mal au bout des seins par le frottement du tee-shirt.
Parceque vous, je ne sais pas, mais moi c'est insupportable, tellement que je préfére encore un mauvais coussinet que rien du tout.
Oui, sauf que lorsque tu ne mets rien, comme je l'ai fait certaines nuits ou certains  jours et que tu prend ton bébé dans les bras pour aller le changer et que ton lait se  met à couler des deux seins en même temps et bien ce n'est pas rigolo. C'est même franchement chiant, car tu te retrouve vite trempée...........;

Alors, je dis un grand merci à Miss Lara, qui m'a généreusement fait parvenir, le top-moumoute pour mes nénés : Les Lilypadz

Et là je dis MERCI, c'est super. C'est doux, vraiment doux, tellement que tu ne sens rien......
Tu peux les porter sans soutien-gorge, puisqu'ils collent à la peau et pour se sentir à nouveau un peu libre c'est vachement bien.
Il faut les enlever, lorsque tu donne le sein, car le lait peut finir par couler. Oui parce que lorsque bébé tire d'un côté, ça sort de l'autre côté aussi.
Alors tu mets une coquille recueil lait et hop te voilà une femme allaitante et épanouie !!!
De plus tu ressemble à  une stripteaseuse burlesque, avec deux fleurs transparentes  sur les seins, mais sans les pompons !!
En plus ils font un effet fraicheur, qui est agréable.

Leur seul inconvénient, face à un bébé hurlant, voir deux bébés hurlants de faim, il faut faire preuve de rapidité. Avec le coussinet, tu dégrafe le bonnet et hop. Alors qu'avec les Lilypadz, il faut enlever les deux (à moins d'être sur que le deuxième ne va pas couler), les poser sur une surface propre pour pouvoir les remettre ensuite (ou alors aller les laver), mettre une coquille sur un sein et hop l'autre sein pour le bébé. 


lundi 24 septembre 2012

Diffusion retardée




Juste pour dire que le reportage qui devait être diffusé en mai 2012, puis reporté en septembre 2012, sera finalement diffusé (si pas de nouveau report) : le 9 janvier 2013.

D'ici là, je souhaite pleins de nouveaux bébés à tous.





vendredi 21 septembre 2012

J'ai deux enfants !



Eve m'a demandé plusieurs fois, "et maintenant que tu es maman, est-ce qu'on tu as oublié toutes les difficultés du parcours infertilité-pma ?"



















Oui, j'ai deux enfants qui ont 2 mois et 17 jours.
Deux petits bébés, enfin dans ma vie, après avoir été 245 jours dans mon ventre, et tellement longtemps dans mon esprit.

Je suis comblée. Mon vide maternel, que le temps de l'absence avait rendu abyssal est comblé.
Je suis pleine d'eux. Satisfaite. Encore incrédule : "Est-ce vraiment vrai ? Ce sont nos enfants ? J'ai réussi ça"

Mais le chemin pour arriver jusqu'à eux à été très long, douloureusement long.

Ces enfants j'en rêve depuis 22 ans. Mais à 20 ans ont a le temps............
Ces enfants je les attend depuis 12 ans. Mais sans leur papa, ils ne pouvaient pas venir.
Leur absence était intolérable depuis 4 ans. Un corps qui ne veux pas et l'enfer de ma PMA.

Oui, ils sont là, ils remplissent ma vie à 269,999999999 %, voir plus.

Mais je reste celle qui a parcouru le chemin de l'infertilité procréative. La même.
Les épreuves, les souffrances ont été vécues, elles ont marqué ma vie.

Tellement que parfois, je serre fort mes enfants dans mes bras et je suis submergée par les émotions du chemin.
Tellement que je veux être là pour mes amies virtuelles et réelles, qui sont encore sur le chemin.
Odile (j'espère fort que cette fois enfin, soit la bonne), Mirabelle (un deuxième essai bientôt), Nana, Lolo, Laureline, je veux être là pour vous. Je n'ai pas changé, je suis la même.
Tellement que je suis triste de ne plus avoir de contacts avec certaines, même si je comprends que pour elles je suis sur l'autre bord du chemin.
Tellement que je sais  les sentiments contradictoires qui les agitent, j'avais les mêmes, heureuse pour mes amies maman, mais terriblement malheureuse pour mon non-état de maternité.
Tellement que je suis terriblement émue par les situations difficiles que continuent de vivre certaines, et certains d'entre nous. 
Tellement que je voudrais faire encore plus pour faire évoluer les représentations et le fonctionnement de la pma en France.
Tellement que je voudrais constituer sur ma région un groupe d'activistes infertiles-fertiles pour soutenir les gens et faire du bruit autour de ces situations.
Tellement que j'étais bien triste début aout, dans la salle d'attente pour mon rendez-vous de suite de la césarienne. Malgré mes deux bébés à la maison, je me  sentais mal dans cette salle d'attente, la même que pour nos rendez-vous pma onis.
Tellement que je distribue dans des lieux stratégiques les plaquettes de l'association Maia.
Tellement que sur le faire-part de naissance de nos enfant, il est écrit : "Après 5 jours in vitro et 245 jours in utéro, Louise et Gabriel sont nés".
Tellement que je souhaite à tous les couples, toutes les femmes de trouver leur  enfant.

Je n'ai pas honte du chemin emprunté pour arriver jusqu'à eux.
J'ai tellement eu peur de ne jamais arriver jusqu'à eux.
L'estime de moi a été terriblement ébranlée, surtout par les cons de médecins PMA, mais aussi par l'accumulation des cycles infertiles...

J'ai été celle qui a tant pleuré l'absence, le vide d'enfant, qui a tant détesté le suivi pma en france, beaucoup de rage contre ce système et les gens qui l'animent du moins ceux qui ont croisé notre chemin !
Celle qui a attendu des mois une action médicale pour nous aider.
Celle qui a fait deux fiv foireuses en France.
Celle pour qui soit disant "tout allait bien, mais on ne peut plus rien pour vous".
Celle qui a fait des trucs de dingue pour faire venir cet enfant.
Celle qui a douté de tout, celle qui a été dégoutée de tout.
Celle qui a trouvé du réconfort auprès de ses sœurs d'infortunes.
Celle qui n'y croyant plus, y est aller quand même.






















Lorsque je regarde en arrière, le temps passé à s'abimer dans le désir d'enfant inassouvi je me dis : "P....ain, on en a chié gravement pour en arriver là" et je regarde nos enfants je me  dis : ", mais notre réussite est grande, magnifique". Chéri pense pareil, il me dit souvent : "ça a été dur, mais nous y sommes arrivés".

Nous sommes arrivés non pas d'un AUTRE CÔTE soit disant idyllique, rêvé, mythique. 
Non, nous sommes toujours du même côté, celui de notre vie, mais une vie qui maintenant est remplie d'enfants, nos enfants.

Le bonheur est immense, oui, immense, (la fatigue aussi, mais ça c'est une autre histoire) de porter enfin dans nos bras nos deux enfants.
Alors tu sais d'où vient ce bonheur et tu souhaite continuer ton chemin humblement.
Et tu souhaite ce même bonheur à tous ceux qui l'espère...................